Womb Blessing

Rééquilibrage du Féminin Sacré

La Bénédiction de l’Utérus (ou Womb Blessing) est un système d’éveil des énergies féminines et de guérison,
ainsi qu’une prise de conscience de notre nature féminine authentique. Elle connecte les Femmes à la vibration du Féminin Sacré.

Le mot « Utérus » ne se réfère pas uniquement à l’organe physique de la Femme mais aussi au centre énergétique qui se trouve
dans la zone de l’utérus. Il est présent chez chaque femme, même si celles-ci n’ont pas d’utérus physique ou de cycle menstruel.

Recevoir une Bénédiction personnelle de l’Utérus, c’est l’opportunité de guérir de ses blessures féminines et de se réconcilier avec le Masculin.
C’est reconnaître qui nous sommes vraiment en sublimant notre nature Divine authentique et ainsi faire croître en nous l’Amour, la Paix et l’Harmonie.







La Bénédiction permet :


  • Une transformation personnelle, une guérison et un retour à une féminité authentique et libre.
  • L’harmonie et l’équilibre des 4 énergies féminines (et des 4 archétypes), sur les plans physique, mental, émotionnel et spirituel.
  • De libérer les vieux schémas et blocages.
  • De nourrir votre centre énergétique de l’Utérus, restaurer les énergies épuisées et amener une sensation de complétude.



Chaque femme, ou jeune fille qui a déjà un cycle peut recevoir cette harmonisation. C’est une opportunité merveilleuse pour une mère et sa fille de partager cette connexion au féminin sacré. Les femmes enceintes, qui n’ont plus de cycle, ou qui n’ont pas de cycle pour des raisons médicales ou chimiques peuvent aussi recevoir la Bénédiction. Cette énergie est un cadeau donnée en accord avec ta volonté et travaillera donc en rapport avec tes propres besoins et ton propre chemin.

« La bénédiction de l’utérus » termes antinomiques et choquants ?
Article de Marianne Grasseli Meier . Juillet 2014. « Femmes, magie et politique », Starhawk Edition du Seuil.





Questionnement sur le pouvoir des mots et le chemin d’une spiritualité féminine
En tant que référente suisse je vois parfois de la part des femmes intéressées, un mouvement de recul face au nom « bénédiction de l’utérus ».

Ce mouvement de recul physique a lieu aussi dans les pensées : curiosité au mieux et rejet au pire ! Cela n’est pas sans raison. Dans la traduction française de ces 2 mots mis côte à côte (au sens plein du terme), se jouent une vision du monde ancrée dans nos croyances culturelles, voir universelles :
le pouvoir du Ciel est sacré, la présence du corps elle, est impure !

Et si… le simple fait d’accorder les deux et de permettre aux femmes de se questionner et d’oser cette relation, était déjà totalement TRANSFORMATEUR !?

Faisons un détour dans l’histoire afin de comprendre d’où cela provient, quelles en ont été les conséquences et quel changement viser en intégrant pleinement cette terminologie…



Etat des lieux

Le mouvement féministe a visé des priorités d’ordre sociale telles l’égalité salariale, de genre dans
le monde professionnel (professions ouvertes tant aux hommes qu’aux femmes) et les tâches quotidiennes relevant du domaine privé (tâches ménagères, éducation de l’enfant en commun).

Il a permis aux femmes occidentales d’accéder à une sphère de liberté ; celle d’avoir le pouvoir de décision sur leur propre corps, par exemple de choisir d’enfanter ou pas. Sur le plan de la pratique spirituelle, des femmes ont accédé à la prêtrise dans certaines communautés religieuses, dans d’autres pas ou partiellement (diaconat et non prêtrise).

Parallèlement, des chercheuses universitaires ont centré leurs travaux sur les cultes anciens, retrouvant maints lieux de cultes dédiés à la Grande Déesse, la Mère des origines : un matriarcat existait avant que les hommes mettent en place un Dieu mâle unificateur, unique, voir despotique dont ils étaient descendants et qui excluaient les femmes de cette lignée spirituelle.
La femme a ainsi changé de statut : de représente de la Déesse de l’abondance, de la Vie, de la Fertilité, elle est devenue celle par qui le mal arrive, portant la culpabilité d’une punition divine.

La Femme et par association la Terre, s’est peu à peu apparentée à ce qui est sale, méprisable, punissable ; il faut occulter, oublier ce qui vient d’elle.
Une scission a vu le jour, toujours plus profonde, amenant des tragédies humaines : en bas, sur Terre et par prolongement chez la Femme, un monde physique rempli de vices / en haut, au Ciel et par prolongement chez l’Homme, un monde rationnel hautement honorable, relié à la pratique d’une spiritualité masculine élevée : la scission corps/esprit.
La Femme comme désespérément reliée à son corps, l’Homme en recherche permanente de l’Esprit.

Anthropologie

Les études anthropologiques de leur côté ont décrit les rites des sociétés dites traditionnelles :
Mircea Eliade, Michael Harner parmi d’autres, ont détaillé le lien de ces sociétés avec le Divin.
Dans ces communautés, le partage des tâches est clairement défini par genre ;
femmes et hommes ont des activités différenciées.
Les femmes ayant leurs menstrues ne participent pas à certaines cérémonies. Elles n’auraient pas besoin d’un rite d’élévation vers le Grand Esprit, car celui-ci leur serait directement donné par la réceptivité accrue liée aux menstrues.

Le Divin serait alors en chaque femme. De fait, nous vivons lors de nos lunes périodiques un état de réceptivité exceptionnel, nous nous sentons en nous comme dans un lieu clos mais ouvert ;
un lieu d’accueil et d’ouverture pour une « révélation » qui enfantera le nouveau.
Dans certaines de ces traditions il existe bel et bien une vision de la femme où celle-ci n’est ni sale ni impure, mais un réceptacle pour que le Divin se manifeste.

Sur le plan philosophique

Simone de Beauvoir questionne dans ses écrits du milieu du XXème siècle, le rôle des deux sexes.
A la faveur de ses recherches, deux termes vont tenter de définir le LIEN particulier de l’homme et de la femme à la spiritualité :
l’Immanence et la Transcendance. Est immanent ce qui est intérieur à l’Etre et qui ne renvoie à aucun principe extérieur.

Le latin « immanens » signifie « je reste dans ». C’est lié à l’expérience, cela fait partie de soi.
Est transcendant, ce qui provient d’une cause extérieure généralement au-dessus du domaine commun, de nature supérieure. Le mot contient – trans, aller vers. Transcendant veut aussi simplement dire extérieur.

Pour Simone de Beauvoir, en enfantant et en allaitant, la femme est considérée comme rivée à l’animalité, en lien avec l’immanence, tandis que l’homme, débarrassé de ces obligations, chasse, crée, se détacherait de son animalité pour entrer dans la transcendance.

Le cheminement spirituel féminin

Ne chercherait pas tant à fuir, à échapper à la Nature du Monde, pour s’élever dans le monde de l’esprit, hors de l’incarnation, mais sa voie spirituelle serait-elle plutôt un chemin plongeant profondément ses racines et ses convictions dans la Nature « terrestre » ?

Les hommes identifiés à l’Esprit, au lumineux, à la culture sont alors opposés aux femmes, non vertueuses et sombres. Dans son livre « Femmes, magie et politique », l’auteure philosophe féministe Starhawk décrit en détail l’évolution historique de ce qu’elle nomme « le pouvoir-sur » :

l’expropriation des terres, la chasse aux sorcières, la mise à distance du monde par la noblesse, le clergé puis par la science, qui ont valorisé l’exploitation de l’humain, de la nature en se pensant au-dessus des autres.
Un seul exemple : les médecins prenant la place des sages-femmes tout en distillant la peur, le danger qu’il y aurait à leur faire confiance.

Il y aurait une autorité extérieure, celle qui a le pouvoir, la connaissance ; une expropriation du savoir par une élite majoritairement masculine. Et ceux qui en sont dépourvus, les pauvres, les femmes, perdant peu à peu confiance dans leurs compétences, niant l’autorité de leurs expériences : ce qu’elle nomme « le pouvoir du dedans ».
Je relèverai encore que la psychanalyse avec son mythe du phallus tout puissant, a renforcé ces croyances. L’homme est ainsi toujours supérieur et la femme subordonnée.

Changer de vocabulaire, valoriser, intégrer

Commencer à se questionner entre ces deux formes de pouvoir, permet de changer son vocabulaire. L’auteure précitée propose d’utiliser le mot « approfondissement » au lieu « d’illumination ». L’Immanence serait alors de donner de la valeur à tout ce qui humain, vivant et qui prend corps.

Ne plus se laisser éblouir par ce qui vient du dehors et qui pourrait nous laisser impuissantes, mais accompagner la démarche initiatique d’une présence incarnée.

La transcendance

lien spirituel auquel nous sommes accoutumées, amène un jugement de valeur si nous n’y prenons garde. Faudrait-il toujours s’élever au-dessus de la matière ? Pourrait-on faire entrer l’esprit dans la matière ?

Spiritualiser la matière ? Dans ce cas, il n’y aurait aucune domination, aucune dichotomie corps/esprit pouvant se répercuter dans les relations hommes/femme visant l’intégration. Si nous œuvrons à dégrossir et à subtiliser nos énergies, cela ne nierait pas le corps mais le sacraliserait.
Essayons le « pouvoir-du-dedans », l’Immanence, tout ce qui nous relie à notre corps, notre cycle, en lui offrant soin, amour, beauté pour que le monde en soit modifié !
Pour que cette force féminine universelle trouve sa place à côtés des forces masculines déjà à l’œuvre.

En échangeant avec les femmes lors du soin ou de la bénédiction, nous pouvons déjà modifier leur regard sur leur corps rien qu’en les questionnant sur cette proposition « Bénédiction de l’utérus » qui les a interpellées. Bien sûr, certaines femmes ont eu des abus et des relations non respectueuses avec leurs corps.
Mais notre soin, d’après moi, n’est pas là que pour nettoyer ce qui est « sale, souillé » ; le corps d’une femme est « pur d’origine », beau et rempli de grâce. Nous ne faisons que la soutenir à le reconnaître.

En intégrant profondément en nous la dualité du sacré dans notre physique « organique », nous sacralisons déjà la Terre qui est nôtre, qui est nous.
Qu’il en soit ainsi.

   SOIN / SÉANCE



La bénédiction




Tarif : 80 CHF
Durée : environ 60 minutes
Pour qui ? : pour les femmes (avec ou sans utérus, avec ou sans cycle)
et les adolescentes (ayant déjà eu leurs premières règles)
Déroulement : la Femme recevant le Bénédiction est vêtue et en position assise.

La séance débute par un temps d’échange. Elle se poursuit par une méditation, puis vient la Bénédiction de l’Utérus. Je vous propose ensuite un tirage de cartes sur le thème du Féminin Sacré.
Pour finir nous partagerons une tisane et une collation.

Si le temps le permet je vous propose de recevoir ce soin en pleine forêt. Pour ce faire merci de vous vêtir de vêtements confortables et pas dommages.


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